Portrait de Christophe,
de barman à ambassadeur

De la cuisine aux cocktails, du bar de quartier à l’ambassade de grandes marques internationales, Christophe incarne une nouvelle génération de brand ambassadeurs : hybrides, pédagogues et ancrés sur le terrain.

Un parcours inspirant
pour les barmen de demain

Fils de restaurateur, Christophe grandit dans un environnement où le produit, le geste et la relation client font partie du quotidien. Il se forme avec un BTS en hôtellerie-restauration, d’abord en cuisine, puis en salle, avant de trouver derrière le bar un espace d’expression qui lui correspond pleinement.

« Le bar, c’était le compromis parfait : la créativité de la cuisine, le contact de la salle, et une vraie liberté d’expression. »

“Mon rôle, c’est de transmettre une culture, pas juste un produit.”

Cette vision prend forme en 2012, lorsqu’il cofonde le Calbar. L’idée initiale est de proposer au grand public le niveau d’exigence d’un bar d’hôtel, dans un cadre plus accessible. Le projet se distingue rapidement par une identité forte, assumée, qui repose autant sur la qualité des cocktails que sur une approche décalée du service.

  « On cherchait un nom marquant, et ‘Calbar’ s’est imposé. À partir de là, on a poussé le concept jusqu’au bout. C’était décalé, mais totalement assumé. » 

Ce positionnement permet au lieu de s’imposer durablement dans le paysage parisien, puis de se développer à l’international, notamment à Genève. Au fil des années, Christophe y développe son expertise, affine son regard sur le produit et construit un réseau solide dans le milieu. Fort de son expérience terrain et de son réseau, Christophe est sollicité pour un poste d’ambassadeur.

Depuis septembre, Christophe occupe un poste d’ambassadeur multimarque, représentant Italicus, Monkey 47, Olmeca Altos, Del Maguey et Código, avec un ancrage fort sur Paris et le nord de la France. Une fonction qu’il n’avait pas initialement envisagée, mais qui s’impose progressivement comme une suite logique. Elle lui permet de rester au contact du secteur tout en élargissant son rôle vers la transmission et l’accompagnement des professionnels. Aujourd’hui, son quotidien s’organise autour de cette mission centrale : faire vivre les marques qu’il représente auprès des bartenders et des établissements. Cela passe par des formations, des masterclass, des événements, mais aussi par un travail de terrain constant, fait de rencontres, d’échanges et de pédagogie. Parmi ses missions, la compétition mixologie Italicus occupe une place importante. Ce projet s’inscrit sur le long terme et mobilise plusieurs mois de travail, entre prospection, organisation de formations, sélection des candidats et mise en place de la finale. En parallèle, Christophe intervient sur des événements ponctuels, notamment sur un projet marquant entre gastronomie et mixologie. L’objectif : concevoir les meilleures combinaisons mets & cocktails.

Née de la volonté de réinterpréter l’apéritif italien, Italicus Rosolio di Bergamotto s’impose aujourd’hui comme une liqueur singulière dans le paysage des spiritueux. Sa particularité repose sur un ingrédient encore peu exploité : la bergamote, agrume emblématique du sud de l’Italie, dont le profil aromatique oscille entre fraîcheur, notes florales et légère amertume. Élaborée exclusivement à partir d’ingrédients italiens, la recette associe notamment du cédrat de Sicile à des plantes aromatiques issues du nord du pays, construisant un équilibre entre douceur et complexité. Une cohérence que l’on retrouve bien au-delà de la liqueur. La bouteille elle-même raconte une histoire, pensée comme un objet à part entière : lignes inspirées des colonnes italiennes, bouchon évoquant le marbre, références à l’esthétique de la Renaissance. 

« Chaque détail renvoie à l’Italie, que ce soit dans les ingrédients ou dans le design », précise-t-il. 

Cette approche globale confère à Italicus une identité forte, immédiatement reconnaissable derrière un bar. Une présence visuelle qui participe à son attractivité, autant que son profil aromatique. Côté dégustation, la marque défend une approche volontairement simple. Le spritz s’impose comme la porte d’entrée idéale : allongée de prosecco, la liqueur révèle pleinement ses arômes sans être écrasée par des recettes trop complexes. Christophe insiste d’ailleurs sur ce point : « avec trop d’ingrédients, tu perds la signature du produit ; l’intérêt, c’est de la laisser s’exprimer ».

“Il n’y a pas de recette secrète. Il y n’y a que des recettes qui te correspondent”

Chez Christophe, le cocktail se pense avant tout comme une expérience de fraîcheur et d’équilibre. Loin des constructions trop complexes, il privilégie des recettes désaltérantes, accessibles, où chaque ingrédient trouve naturellement sa place. Son inclinaison pour l’amertume l’oriente vers des classiques comme l’Americano, mais aussi vers des créations saisonnières jouant sur les agrumes et les fruits. Pour lui, le cocktail dépasse la dégustation : il devient un vecteur de lien, un moyen de faire vivre les produits et de les inscrire dans une expérience plus globale. Une approche centrée sur l’équilibre, le respect du produit et la justesse des assemblages, qui fait écho à une tendance plus large : celle du moins mais mieux boire tel que le proclame The Cocktailist.

Recette Limoncello Spritz